25 juin 2020 0 Commentaire

** La fatigue et le syndrome d’asperger **

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La fatigue psychologique est omniprésente dans la vie d’une personne asperger. Pourquoi ? Car une personne TSA passe le plus clair de son temps à compenser, à s’adapter et cela lui demande de gros efforts psychiques. 

Un exemple : nous avons été confinés pendant de nombreuses semaines, évidemment je n’en n’étais absolument pas malheureuse bien au contraire, c’était l’occasion pour moi de lâcher prise, d’arrêter d’avoir le cerveau qui fume à longueur de journée. Du REPOS ! Evidemment, si vous coupez du monde une personne asperger un peu trop longtemps le retour à la normal risque d’être encore plus compliqué ! Plus du tout envie « d’y aller », beaucoup plus d’efforts pour compenser, et forcément, quand la personne rentrera chez elle, elle n’aura qu’une seule envie : dormir. Nous sommes tous différents face à cette fatigue, moi je ne dors que rarement quand j’ai un « trop plein », en général je m’isole dans mon coin et vaque à un intérêt spécifique histoire de déconnecter complétement de la « réalité ». (surtout si la journée à été longue c’est vitale), d’autres dormiront (je le fait quand vraiment mon cerveau m’envoie trop d’informations que je ne sais pas gérer). 

Mes deux enfants aspi ont repris l’école, à temps partiel ! Le matin s’était déjà bien après une longue période sans vie sociale, ils rentrent à 12h peu bavards, et mettent plus de temps qu’un enfant non TSA pour récupérer. Et ce qui est ironique, c’est que malgré cette grosse fatigue, il est difficile de dormir ! 

Quand je suis fatiguée, je suis dans une sorte de brouillard cérébrale permanent (je me lève avec je me couche avec), je mélange tout, en ce moment par exemple j’ai entrepris plusieurs dossiers entre la rentrée de septembre au collège et lycée les renouvellements MDPH, mes papiers à moi, mes activités personnelles etc… j’accumule, et depuis deux jours je ne comprends rien ! On me parle j’entends la moitié, je suis ailleurs, où je ne sais pas lol, je suis encore plus maladroite que d’habitude, je fait beaucoup de bêtises à la maison (un vraie boulet), je mélange tout dans toutes les démarches que je fait, j’ai l’impression que mon cerveau va explosé ! Je pose les mêmes questions sans arrêt, dans ces moments là j’ai appris à mieux « me regarder » et dire « stop ». J’ai appris à me poser. Si je ne le fait pas et que j’attaque malgré tout une autre activité je vais forcer et on court à la catastrophe ! 

La fatigue peut être responsable de « trop plein émotionnels », chez moi ils se manifestent par des moments de tristesse, de pleurs, d’incompréhension, et de sentiment d’injustice sociale. Attention, si une personne de votre entourage est asperger et vit un moment de « crise », ne le prenez pas pour un dépressif cela est passager, cela ne dure pas…. Je peux « m’enfermer » dans cette sorte de déprime qui pourrait paraître profonde, mais 2h après j’arriverais presque à relativiser, je reconnaîtrais mon état de fatigue, quand il est aussi fort j’irais me coucher, et comme aujourd’hui je sais « ce que c’est » il m’est beaucoup plus facile à vivre maintenant que j’arrive à le gérer et le faire passer ! Quand je ne savais pas que j’étais asperger, il pouvait durer une semaine ! 

On ne connait pas de juste milieu quand on est asperger, soit on est tout bien tout bien, soit on est HS HS … le milieu n’existe pas, la personne asperger qui y parvient n’aura qu’à prendre contact avec moi pour me conseiller je serais preneuse =) Ne sous estimez pas le degré de fatigue d’une personne TSA, il est très fort, le cerveau fonctionne quand même en analyse toute la journée, et non il sera inutile de demander à la personne TSA d’arrêter de cogiter et de penser « à autre chose », il est fait de cette manière et pas autrement. 

Il est possible de voir qu’une personne TSA est bout du rouleau, tout comme je l’ai dis plus haut, le manque d’attention, être encore plus maladroit, plus sur la défensive. En général, se sont des périodes où la personne n’arrive pas à faire ce qu’on lui demande ou de simples tâches. Quelques fois, il arrive que je reste assise en me demandant pendant plusieurs minutes voir heures « par quoi je commence, qu’est ce qu’il fallait que je fasse ?  » cela s’appelle les troubles du dysfonctionnement, avec la fatigue il amplifie ! Tout me prends encore plus de temps qu’à l’habitué, par exemple je suis longue à m’habiller, me laver etc … Ce matin au lieu de mettre 30 min à prendre une douche et m’habiller j’ai mis 1h ! J’avais anticipé, car je sens qu’en ce moment j’ai beaucoup de mal à avancer, j’ai donc mis le réveil une demi-heure plus tôt ! Plus longue à préparer un repas, plus longue à ranger du linge, forcément j’anticipe aussi si j’ai un rendez-vous dans ces moments là, en général je ne prévoirais rien d’autre que ce rendez-vous car le simple fait d’y aller aura été un effort inconsidérable. 

Cela fait parti des raisons pour lesquelles lorsqu’on me parle « d’autisme léger » je m’agace ! Car on ne connaît pas le quotidien d’une personne TSA et lors d’un diagnostique sous prétexte que la personne va parler voir regarder dans les yeux, bam « mais c’est léger chez vous » … On aurait presqu’envie qu’ils vivent une journée dans notre peau ! 

 

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